6ème conférence sur le développement durable en Namibie : la mise en œuvre de l’Accord de Paris dans la suite des COP21 et COP22

Cette sixième et dernière session du Park Talk, organisée par le FNCC et l’Ambassade de France avec le soutien d’InnoSun et de RMB, a dressé le bilan des politiques et des projets mis en œuvre en Namibie et en France dans la dynamique des COP21 et 22 ainsi que de l’Accord de Paris.

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S.E. Mme Jacqueline Bassa-Mazzoni, Ambassadeur de France, a rappelé que l’Accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre 2016, avait à ce jour été ratifié par 133 pays dont la Namibie. Il a d’ores et déjà permis d’assurer un financement, à la hauteur des enjeux mondiaux, aux projets soutenus par le Fonds Vert et aux 70 initiatives de l’Agenda de l’Action. L’Ambassadeur a insisté sur l’importance des partenariats entre secteurs privé et public dans le domaine du changement climatique.

Le Commissaire pour l’environnement au Ministère de l’Environnement et du Tourisme (MET), Theofilus Nghitila, a réaffirmé la forte implication de la Namibie au niveau international, notamment en étant l’un des premiers pays à signer puis à ratifier l’Accord de Paris. Au niveau national, le MET œuvre avec les autres ministères au développement des énergies renouvelables et à la réalisation de nombreux projets. Afin de mobiliser efficacement les financements internationaux, le gouvernement met actuellement en place un comité de coordination des financements de projets écologiques.

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Le commissaire pour l’environnement, Theofilus Nghitila

Le CEO de l’Environmental Investment Fund of Namibia (EIF), Benedict Libanda, a présenté les projets que son organisation soutient avec l’aide de bailleurs internationaux comme l’AFD (projet SUNREF), la Banque Européenne d’Investissement, la Deutsche Bank et le Green Climate Fund (GCF). Il a rappelé que l’EIF avait été le 19e organisme accrédité par le GCF et qu’il bénéficiait déjà de 2 financements de ce fonds.
Grâce à ces financements internationaux, l’EIF porte de nombreux projets de proximité qui associent les populations locales aux stratégies d’adaptation et d’atténuation, comme le développement d’un tourisme vert ou d’un élevage durable.

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Benedict Libanda, CEO de l’Environmental Investment Fund of Namibia

Mme Paola Formenti, Directrice de Recherches au CNRS, chef du projet scientifique AEROCLO-sA, porté par le CNRS, le CNES et MétéoFrance, et Gillian Maggs-Kölling, directrice du Gobabeb Research & Training Center, ont expliqué les raisons pour lesquelles leurs travaux de recherche en Namibie contribuaient à une meilleure compréhension du réchauffement climatique, à l’éducation des populations et au développement de mesures d’adaptation. Les projets éducatifs menés par le Gobabeb Center visent à former les jeunes étudiants de NUST et de l’UNAM aux outils scientifiques et à leur transmettre un savoir technique relatif à l’environnement.

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Le public rassemblé pour l’occasion. Au premier rang, la directrice d’InnoSun Usata Imbili, le premier conseiller de l’Ambassade de France Alexandre Peaudeau, et le chef de projet d’InnoSun Alexandre Matton. Au deuxième rang, Patrick Portes-Gagnol, conseiller de coopération de l’Ambassade

Enfin, le CEO d’InnoSun/InnoVent Grégoire Verhaeghe et la directrice de la PME franco-namibienne InnoSun, Usata Imbili, ont démontré que le mix énergétique (solaire, éolien, biomasse et hydro-électrique) pouvait permettre à la Namibie de devenir auto-suffisante en électricité d’ici 2020 et exportatrice nette d’électricité verte, allégeant ainsi considérablement sa facture énergétique. Sans compter les gains apportés par l’énergie verte en termes d’emplois et de transfert de technologie.

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De gauche à droite : Mme Meriam Onesmus, Hon. Ben Amathila, la directrice d’InnoSun Usuta Imbili, la directrice du Cheetah Conservation Fund (CCF) Dr Laurie Marker, l’Ambassadeur de France S.E. Jacqueline Bassa-Mazzoni, le PDG d’InnoSun/InnoVent Grégoire Verhaeghe, la chef de projet d’AEROCLO-sA Paola Formenti, la deputy speaker du parlement des jeunes Emma Theofelus, la directrice du Gobabeb Research and Training Centre Gillian Maggs-Kölling, le directeur de l’EIF Benedict Libanda.

Dernière modification : 20/03/2017

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